Né au début du XXème siècle dans le milieu de l’architecture, (voir article de Wikipedia ci-dessous), ce concept de tenségrité a ensuite intéressé la biologie, puis l’ostéopathie

Avec le recul on pourrait l’associer au fonctionnement du monde vivant en général/ la tenségrétié est l' »intégrité des tensions ».
Au début du XXème encore de nouvelles approches concernant la conscience du corps sont apparues, qui utilisent ce concept, par exemple, la plus évidente : l’Eutonie de Gerda Alexander.
C’est à ces sources diverses que j’ai puisé pour développer le protocole d’accordage préalable au travail de la voix offert dans la démarche des « voi(es)x de la voix ».
Il débute par l’harmonisation des tenseurs du corps en position verticale (celle du chanteur, de l’orateur…).

L’article de Wikipedia :
La tenségrité caractérise la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. Les structures établies par la tenségrité sont donc stabilisées, non par la résistance de chacun de leurs constituants, mais par la répartition et l’équilibre des contraintes mécaniques dans la totalité de la structure. Ainsi, un système mécanique comportant un ensemble discontinu de composants comprimés au sein d’un continuum de composants tendus, peut se trouver dans un état d’auto-équilibre stable. Ce qui signifie, par exemple, qu’en reliant des barres par des câbles, sans relier directement les barres entre elles, on arrive à constituer un système rigide.

Les dômes géodésiques sont des structures en tenségrité où les efforts de traction se réarrangent en minimisant la longueur entre deux points de la structure. On peut citer à cet égard les dômes géodésiques de la Biosphère de Montréal (Fuller, 1967) ou de La Géode à Paris (Fainsilber, 1985).

Les recherches sur la tenségrité se tournent aussi vers les sciences naturelles, comme la biologie. Ainsi, les cytosquelettes des cellules animales seraient de telles structures : les microtubules sont au centre d’un réseau de contraintes compressives exercées par des filaments (cf. Tenségrité (biologie)).

Une origine contestée

Il semble bien que l’idée d’une structure tridimensionnelle dont l’équilibre se fait au moyen de forces de compression et de tension soit antérieure à 1949. Ainsi, une œuvre de l’artiste soviétique Karl Ioganson (de), nommée Construction systématique et datée de 1921, repose sur le même principe1.

« Cette curieuse structure, assemblée de trois barres et de sept tirants, était manipulable à l’aide d’un huitième tirant détendu, l’ensemble étant déformable. Cette configuration labile est très proche de la protoforme autotendante à trois barres et neuf tirants de notre invention. »

Reproduction de la structure de Karl Ioganson