Notre voix subit le formatage de l’apprentissage analytique…

Elle a été formatée par notre adaptation à la vie… Ce formatage, pour la plupart d’entre nous, est la trace de l’usage contraint ou inadapté de notre voix…

Nous subissons tous inconsciemment l’expérience d’une dissociation adaptatative globale de notre constitution dès les premiers mois de notre existence. Un véritable clivage s’installe profondément entre ce que nous sommes au cœur de nous-mêmes et ce que nous donnons à voir ou à entendre.
Cette dissociation est plus ou moins grande selon l’environnement, la capacité d’écoute des proches, la qualité des « liens d’attachement », la pertinence des processus éducatifs qui nous entourent.

Les traces laissées par ce clivage font de notre voix ce qu’elle est tant que nous n’intervenons pas pour en « réparer » les préjudices subis se manifestant par les inconforts, les tensions diverses, les dysfonctionnements, les obstacles plus ou moins sérieux au plein épanouissement de notre expression vocale. D’où l’engouement pour les approches de travail vocal à notre époque.
La résilience que nous devons accomplir pour vivre mieux, dépend :

  • d’une bonne conscientisation des conséquences de ce clivage dont les traces sont heureusement assez aisément « lisibles »  grâce à une observation patiente mais efficace.
  • elle dépend aussi d’une observation attentive mais simple des processus à l’œuvre depuis notre simple station verticale (base architecturale du « vocaliste »), jusqu’à l’activité expressive dans l’amplitude de sa gamme la plus complète.
    Peu à peu la conscience des lois qui œuvrent dans ces situations devient efficiente et il ne reste plus qu’à entrer dans le « fameux lâcher prise » très « mode » actuellement, qui en réalité nécessite une intense présence à soi et à tous les phénomènes qui se déroulent en nous dans l’acte d’exprimer gestuellement puis/et vocalement…
  • Enfin donc, il s’agira de laisser agir ces lois encore à l’état parfait dans les tréfonds de notre organisation globale sous le regard bienveillant et pertinent de notre « metteur en scène intérieur ». Ceci est loin d’être fastidieux, c’est au contraire plein d’étonnements, de joies lorsque les fonctionnements retrouvent leur libre action.
La proposition de travail ici complète donc l’approche vocale par une « approche globale et précise » en même temps, qui va permettre de visiter puis de résoudre autant que faire se peut les traces des formatages anciens pour libérer l’accès au meilleur potentiel de la personne.