Jean Lucien Jacquemet ?….

  Un parcours…:

Avant de s’intéresser à la Voix de façon professionnelle,
alors qu’il est déjà bien imprégné d’expériences vocales dans un contexte de proximité avec des amis chanteurs, un parcours original va le préparer à ce qui va le passionner  dans A.R.C.A.D. qu’il crée en 1984.

Etape 1 : Devenu Kinésithérapeute J.L. Jacquemet s’intéresse dès 1970 aux arrière plans des pathologies corporelles qu’ilsoigne en tant que kiné.
Il approfondit les sciences humaines (étude et pratique) : psychologie, psychanalyse, (Freud, Jung, Lacan, Reich…), philosophie, courants spirituels, religieux qui font la richesse de l’humanité.
En 72, Découverte théorique et pratique des nouvelles thérapies corporelles émotionnelles qui font leur apparition en Europe.
Il passe une année en Fac de Psychologie, et suit en tant que patient une psycho-analyse corporelle émotionnelle..

Mais très vite il constate le caractère ‘forcé’ des pratiques psycho-corporelles de cette période, tout en constatant la richesse de l’idée de fond qui les sous-tend. Il cherche comment travailler les ‘mémoires psycho-corporelles’ d’une façon plus respectueuse de l’individualité. Il se tourne vers l’expression artistique et rencontre l’art-thérapie. (74/75) qui a très vite connu un essor considérable, s’est judicieusement affiné et a bénéficié des avancées des neuro-sciences, psychiatrie…

      L’expérience est initiatrice d’inspiration. Il pratique un temps les arts plastiques dans ce cadre, et les oriente vers le domaine de la connaissance de soi, il est l’un des premiers à nommer ces approches : ‘pratiques artistiques de développement’ les distinguant de l’Art thérapie. Il introduit l’Art-Développement’ dans le domaine de l’évolution personnelle. Il constate par exemple, la formidable capacité du modelage à révéler les mémoires bio-psycho-spirituelles très anciennes de la personne. Et peu à peu que c’est le cas de toutes les pratiques artistiques selon la façon dont elles sont proposées.

La richesse de la relation de la conscience avec le corps lui est révélée aussi par d’autres pratiques : L’Eutonie Gerda Alexander’, La ‘Gymnastique Bothmer’, La ‘Danse’, L’Expression scénique’…
…aussi : l’approche de la philosophie occidentale, orientale, de l’anthroposophie de R.Steiner (1) :  démarche concrète dans les domaines humains et relation concrète avec la nature.

1980, J.L. Jacquemet étend sa recherche vers le processus vocal dans le cadre du développement du lien entre thérapie et art. Testé déjà pour lui-même, il en a déjà bien entrevu les possibilités à travers le chant, la parole… Il accueil peu à peu une grande liberté de son jeu vocal (avec résonances corporelles) avec le Roy Hart Théâtre (4 années), se forme avec un professeur de chant à la technique vocale lyrique durant 4 ans également et explore les approches diverses de l’usage vocal.

Il se donne alors le défi de trouver dans ce domaine vocal (encore presque vierge de ce genre d’approche), la même capacité d’observation de la personne et de possibilités réparatrices que celles rencontrées et testées dans les pratiques et arts mentionnés plus haut.

En travaillant la centration et l’harmonisation ‘corps geste souffle et voix’, il met au point ‘l’accordage globalisé’, et s’approche des problématiques de base de l’expression. Il apprend avec lui-même, avec ses collègues de recherche et ses premiers élèves, à résoudre de nombreuses défaillances et à les transformer en un élargissement de la conscience perceptive et créatrice et en enrichissement des capacités phonatoires, expressives, artistiques, et relationnelles.

Les techniques d’improvisation, rares dans le domaine de la voix à cette époque, s’avèrent pour lui comme une voie incontournable d’accès à l’authenticité et à la fécondité de l’expression personnelle (interprétative ou improvisatoire).
Elles révèlent et construisent les grandes tendances de l’expression de la personne, et renforcent les processus d’élargissement de la conscience vers la perception du vivant et la compréhension de la complexité de la vie…

  J.LJ.  ouvre ARCAD en Septembre 1984 offrant une Facilitation de l’évolution personnelle basée sur le concept ‘Art Développement’ .
Puis développe : les ‘Voi(es)x de la ‘Voix’
en créant peu à peu de nombreux ‘outils’ :
– Technique vocale (Calliphonie) – Expression initiale corps geste souffle et voix – Les Dialogues du théâtre intérieur Une Thérapie de l’Expression – et surtout :  L’Improvisation libre comme art complet et à part entière.
Cette approche s’intensifie en 98, avec la rencontre de sa compagne actuelle, Emmanuelle Vincent, Violoncelliste, pionnière dans la pratique de l’improvisation des instruments à corde (très différente  de la pratique en Jazz). Ils créent ensemble les stages de formation « Voix Violoncelles et Cordes en Improvisation » et de petites unités de recherche avec d’autres professionnels.

‘Depuis 1984, J’ai pu découvrir pas à pas tous les chemins mystérieux que l’a connaissance  de ce qu’est la Voix, de comment elle peut s’abîmer, comment il est possible de la libérer, de l’accueillir pleinement pour en révélé ce qu’elle est : l’un des plus grand miracle de la « Création ».
j’ai bénéficié de nombreuses années d’expériences inoubliables et fécondes avec tous les élèves qui ont fréquenté ce travail d’expression par le corps, le geste, le souffle et la voix, en ateliers, séances particulières, stages d’été… Découvertes innombrables  des richesses que procure une voix qui se libère et s’épanouit, offertes par ces rencontres fécondes pour chacun(e).
C’est une chance d’avoir pu vivre cela et de le vivre encore ; une source de connaissance et d’évolution relationnelle dont je suis profondément reconnaissant auprès de chacun(e)… J.L.Jacquemet ‘
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ARCAD : Ateliers Recherche Corps Art Développement – créés par Jean Lucien Jacquemet en 1984.
– 91 montée de l’Observance – 69009 – LYON – F – T : 04 °78° 83° 48° 37° –
(1) –  Le message de Steiner prend en compte l’ensemble des fonctions constitutives de la nature humaine, son lien intime à la Terre et à l’univers…  Il replace l’homme dans sa dignité individuelle chargée d’un épanouissement personnel, culturel, social, avec des arguments concrets même si parfois cela paraît loin de soi.
JL.J. est resté cependant distant, prudent, vis à vis de ce message qui nécessite une expérimentation personnelle rigoureuse (souhaitée par R.Steiner lui-même), pour ne pas entrer dans un assujettissement au maître initial. Reste que les applications concrètes au niveau pédagogique, thérapeutique, agricole et dans les structures conçues pour les handicapés font de ce courant steinérien un acquis parmi d’autres pour la connaissance contemporaine à ne pas négliger et à observer de près, à condition d’éviter le piège de la « gouroutisation ».